Auber

Auber

Vidocq, 1837 : s. m. — Argent monnoyé.

Larchey, 1865 : Somme d’argent (Vidocq). — Calembour sur l’équivoque présentée par le vieux mot maille, qui signifiait en même temps monnaie et maille de auber ou cotte de mailles. V. Du Cange. — Au point de vue financier comme au point de vue militaire, l’auber a donc représenté la réunion d’un certain nombre de mailles. — V. Chêne.

La Rue, 1894 : Argent, monnaie, V. Beurre.

Rossignol, 1901 : Argent.

Payes-tu un glacis ? — je n’ai pas d’auber.

Auber ou aubert

France, 1907 : Argent ; argot des voleurs. Ce mot date de loin et ne serait qu’un jeu de mots du moyen âge où la maille était une monnaie et le haubert une cotte de mailles. Avoir de l’aubert était donc, comme dit Charles Nisard, être couvert de mailles ou d’argent. Le nombre de mots pour désigner le « vil métal » est considérable et prouve le rôle important qu’il joue dans le monde d’en bas comme dans celui d’en haut. Nous avons : achetoires, beurre, bille, braise, carle, cercle, cigale, cuivre, dale, douille, face, galette, graisse, huile, jaunet, médaille, métal, mitraille, monacos, monarque, noyaux, patard, pèze, philippe, picaillon, pimpion, quantum, quibus, rond, roue de derrière, roue de devant, sine qua non, sit nomen, sonnette, thune, vaisselle de poche, etc.

Plus d’aubert nestoit en fouillouse.

(Rabelais)

Aubert

d’Hautel, 1808 : Mot baroque. Pour argent monnoyé ; espèces sonnantes.

Delvau, 1866 : s. m. Argent, — dans l’argot des voleurs qui connaissent leur Villon, ou dont les ancêtres faisaient monnaie avec les mailles des hauberts, comme les enfants avec les loques de cuivre.

Virmaître, 1894 : Argent (Argot des voleurs).

Hayard, 1907 : Argent.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique