Autel de plume

Autel de plume

Delvau, 1866 : s. m. Le lit, — dans l’argot du peuple, qui dit cela depuis longtemps, comme le témoigne ce couplet d’une vieille chanson que nos grand’ mères chantaient, en s’accompagnant de l’épinette, sur l’air de Le démon malicieux et fin :

À Damon vous avez tout permis
Pour l’hymen qu’il vous avait promis ;
Mais, Iris, savez-vous la coutume ?
Avez-vous pu l’en croire a son serment ?
Ceux que l’on fait sur un autel de plume
Sont aussitôt emportés par le vent !

France, 1907 : Le lit.

Avez-vous pu l’en croire à son serment !
Ceux que l’on fait sur un autel de plume
Sont aussitôt emportés par le vent.

(Vieilles chansons)

Déjà, dans l’ardeur qui m’anime,
Je m’avançais vers cet autel sacré
Où l’amour seul peut rendre un culte légitime.

(Collardeau)

Autel de plume (l’)

Delvau, 1864 : Le lit, sur lequel l’homme et la femme officient avec une ferveur dont le Dieu — de Lampsaque — doit être content.

Avez-vous pu l’en croire à son serment ?
Ceux que l’on fait sûr un autel de plume
Sont aussitôt emportés par le vent.

(Collé)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique