anon., 1827 : Montre.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Montre. Boc d’orient, montre d’or.
Boc
anon., 1827 : Montre.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Montre. Boc d’orient, montre d’or.
Boc, bocan
France, 1907 : Cabaret de bas étage ou bordel, maison de prostitution ; du vieux mot boque, bouc. « Le bouc, dit Lorédan Larchey, était l’emblème de la luxure et des querelles. On disait jadis boquer pour frapper. »
Le meilleur bocan du Marais
Devient presque une solitude.
(Cyrano de Bergerac)
Chez la grosse Cateau vas-tu donc au bocan ?
(La Fontaine)
Boc, bocan, boucan ou bocard
Boc, bocard, bocson
Larchey, 1865 : Mauvais cabaret, lieu de débauche. — Vient du vieux mot boque : bouc. V. Roquefort. — Le bouc est l’emblème de la luxure et des querelles. On disait jadis boquer pour frapper.
Montron, ouvre ta lourde, si tu veux que j’aboule et pionce en ton bocson.
(Vidocq)
Bocal
Larchey, 1865 : Petit appartement.
Voyons si le susdit bocal est toujours à louer.
(Montépin)
Bocal : Estomac.
Au restaurant le bohème dit qu’il va se garnir le bocal.
(Lespès)
Dans les deux mots, l’allusion s’explique d’elle-même, et les logements parisiens continuent de la mériter.
Delvau, 1866 : s. m. Carreau de vitre, — dans l’argot des faubouriens.
Delvau, 1866 : s. m. Estomac. Se garnir le bocal. Manger.
Delvau, 1866 : s. m. Logement.
Rigaud, 1881 : Estomac. Bocal vide, estomac à jeun. Emplir le bocal, manger. — Se rincer le bocal, boire.
Rigaud, 1881 : Vitre, — dans le jargon des voleurs. — Camelotte en bocal, marchandise sous vitrine.
La Rue, 1894 : Vitre. Estomac. Logement.
France, 1907 : Anus, dans l’argot du peuple, toujours disposé aux grasses plaisanteries. Se dit aussi de l’estomac et d’un petit logement.
Bocal ou boc (?)
Rossignol, 1901 : Anus.
Bocard
Clémens, 1840 : Lieu public où vont les filles.
Delvau, 1866 : s. m. Mauvais lieu habité par des femmes de mauvaise vie. Argot des soldats.
Virmaître, 1894 : Maison de tolérance (Argot du peuple). V. Magasin de blanc.
Rossignol, 1901 : Tôle ou Christ, maison à grand numéro.
France, 1907 : Beaucaire ; argot des voleurs.
France, 1907 : Même signification que Boc.
Bocard, bordel
La Rue, 1894 : Prostibulum.
Boccard
Vidocq, 1837 : s. m. — Bordel.
Boccari
Vidocq, 1837 : s. — Beaucaire.
Boccaux
Ansiaume, 1821 : Carreaux de vitre.
Il est tombé dans un tapis pour y avoir cassé des boccaux.
Boche
Delvau, 1866 : s. m. Mauvais sujet — dans l’argot des petites dames, qui le préfèrent au muche. (V. ce dernier mot.)
La Rue, 1894 : Mauvais, laid. Allemand. Tête de boche, individu entêté ou d’esprit borné, tête dure.
Virmaître, 1894 : Allemand (Argot du peuple). V. Alboche.
France, 1907 : Mauvais garnement ; argot des petites dames. Tête de boche, Allemand.
Boche (tête de)
Rigaud, 1881 : Tête dure, individu dont l’intelligence est obtuse, c’est-à-dire tête de bois, — dans le jargon du peuple. Dans le patois de Marseille une boule à jouer est une boche.
Boutmy, 1883 : s. f. Tête de bois. Ce terme est spécialement appliqué aux Belges et aux Allemands parce qu’ils comprennent assez difficilement, dit-on, les explications des metteurs en pages, soit à cause d’un manque de vivacité intellectuelle, soit à cause de la connaissance imparfaite qu’ils ont de la langue française et de leur impardonnable ignorance de l’argot typographique.
Boche ou alboche
Rossignol, 1901 : Tous ceux des nationalités où l’on parle allemand.
Bochon
Rossignol, 1901 : Coup. Recevoir un coup, c’est attraper un bochon.
Bock
Rigaud, 1881 : Verre de bière, plus grand que la chope. De l’allemand bockbier, bière nouvelle, mot à mot : bière de bouc.
France, 1907 : Verre de bière ; germanisme inutile, puisque l’on avait déjà le mot chope. C’est, parait-il, l’abréviation de bock-bier (bière du bouc), marque de fabrique d’une bière célèbre en Allemagne.
Il est bon que les habitués des cafés qui sont encore à la contribution indirecte des 10 ou 15 centimes donnés par-dessus le prix du bock ou de la demi-tasse sachent ceci : — dans une grande partie de ces établissements, le patron prend sa part, une part de lion — des produits du tronc aux gratifications ; il en est même où ce produit est affermé d’avance par un des garçons. On a calculé que les pourboires, à Paris, représentent quatre millions par an.
(Charles Reboux, Les Ficelles de Paris)
Bocker
Rigaud, 1881 : Prendre des bocks.
Ne pas bocker le soir ! mais mon chat, pourquoi ne m’envoies-tu pas en province tout de suite ?
(Darjou, Croquis parisiens)
France, 1907 : S’abrutir comme les Allemands en vidant des bocks de bière en nombre infini.
Bocoter
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Enrager.
Bocotter
Delvau, 1866 : v. n. Murmurer, marmotter entre ses dents ; rechigner, — dans l’argot du peuple.
Rigaud, 1881 : Grogner, ne pas être content.
France, 1907 : Grogner ; bêler comme une bocquotte (chèvre).
Bocque
France, 1907 : Montre.
Bocquotte
France, 1907 : Chèvre ; féminin du provençal boc, bouc.
Bocson
Rigaud, 1881 : Maison de tolérance, lieu mal famé.
La Rue, 1894 : Logis, garni.
France, 1907 : Maison de prostitution, bordel, garni de bas étage ; église, dans l’argot des libres penseurs.
Quand douze plombes crossent,
Les pègres s’en retournent
Au tapis de Montron.
Montron, ouvre ta lourde,
Si tu veux que j’aboule,
Et piausse en ton bocson.
(Mémoires de Vidocq)
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