Briser

Briser

d’Hautel, 1808 : Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise. Signifie que quand on s’expose trop souvent aux mêmes dangers, on finit par en être accablé.

Vidocq, 1837 : v. a. — Escroquer. Terme auvergnat. (Voir Es.).

Boutmy, 1883 : v. intr. Mettre bas, cesser le travail. Se dit particulièrement dans les commandites.

Virmaître, 1894 : S’en aller.
— Mon vieux, il est l’heure de la mouise, je me la brise au galop.
Quand une commandite d’ouvriers compositeurs a achevé son travail, le metteur en page frappe sur sa casse avec un taquoir. Ce signal veut dire : c’est fini, brisez (Argot d’imprimerie).

Briser (se la)

Delvau, 1866 : Se retirer d’un lieu quelconque, qu’on s’y trouve mal ou bien. Argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Se sauver, partir.

France, 1907 : S’en aller, s’enfuir ; argot des voleurs.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique