d’Hautel, 1808 : Mettre en cage. Signifie mettre en prison ; priver quelqu’un de sa liberté. On dit d’une petite maison, d’une bicoque, que c’est une Cage.
Delvau, 1866 : s. f. Atelier de composition, — dans l’argot des typographes. Ils disent aussi Galerie.
Delvau, 1866 : s. f. Prison, — dans l’argot du peuple, qui a voulu constater ainsi que l’on tenait à empêcher l’homme qui vole de s’envoler. Cage à chapons. Couvent d’hommes. Cage à jacasses. Couvent de femmes. Cage à poulets. Chambre sale, étroite, impossible à habiter.
Rigaud, 1881 : Atelier de composition des ouvriers typographes.
Rigaud, 1881 : Prison. — Oiseau en cage, prisonnier. — Mettre en cage, mettre en prison.
Ce fut peut-être le maréchal de Matignon qui mit Philippe de Commes en cage.
(Du Puy, Thuana, 1669)
Fustier, 1889 : Tête. Ne plus avoir de mouron sur la cage, être chauve.
France, 1907 : Prison ; atelier recouvert de vitres.
Il déteste l’argot d’atelier, gourmande l’apprenti sur son manque de décorum, sans espérer le corriger, et saisit le premier prétexte venu pour débaucher l’ouvrier qui nomme sa casse une boîte, l’imprimerie une cage.
(Décembre-Alonnier, Typographes et Gens de lettres)
France, 1907 : Tête.
