Coëre

Coëre

France, 1907 : Ancien chef des malandrins au XVIe siècle.

Aux dits états généraux on procède, premièrement, à l’élection du grand-coëre ou bien on continue celui d’auparavant, qui doit être un marpeau ayant la majesté comme d’un monarque, ayant un rabat sur les courbes, à tout dix mille pièces diverses colorées et bien cousues, un bras, jambe ou cuisse demi-pourri en apparence, qu’il ferait bien guérir en un jour s’il voulait. Après l’élection, le grand-coëre commande à tous les argotiers nouveaux venus, de se mettre à quatre pieds contre la dure, puis s’assied sur l’un d’eux.

(Le Jargon de l’argot)

Il est curieux de remarquer que, dans la langue d’oc, coëre signifie oiseau de proie, faucon.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique