Rigaud, 1881 : Tromper son mari, tromper un mari.
On est tellement trompé dans la vie, disait une dame, qu’on ne sait plus à qui se cocufier.
France, 1907 : Tromper son mari.
— Hélas ! ma chère, j’ai, moi aussi, succombé comme bien d’autres… Nous ne sommes pas de bois.
— À qui le dis-tu !
— Comment, toi aussi ?
— Oh ! pas encore…
— Alors ne commence pas… je t’assure que ce n’est pas amusant de cocufier son mari… Je m’en suis repentie presque aussitôt.
— Je vais essayer tout de même, je m’en repentirai après.
(Gil Blas)
— Oh ! toi, s’écria aussitôt Béchu après un clignement d’œil aux amis, on sait bien que tu es un dur à cuire. Mais, mon pauvre vieux, s’il fallait toujours tuer les femmes qui nous cocufient, on m’en finirait pas.
(Camille Lemonnier)
