Coltin

Coltin

Delvau, 1866 : s. m. Force, énergie, — dans l’argot du peuple, qui tire du cou dans presque tous ses travaux.

Rigaud, 1881 : Vigueur corporelle. — Fort de la halle.

Coltin, coltineur

La Rue, 1894 : Fort de la balle. Homme qui traîne une charrette.

Coltiner

Clémens, 1840 : Porter, saisir, conduire.

Halbert, 1849 : Porter un fardeau.

Delvau, 1866 : v. n. Traîner une charrette avec un licol, comme font les hommes de peine, qui remplacent ainsi les bêtes de somme.

Rigaud, 1881 : Faire un métier de cheval en tirant sur la bricole d’une charrette à bras ; et, par extension, faire de gros ouvrages.

Coltineur

Delvau, 1866 : s. m. Homme qui traîne une charrette avec un licol.

France, 1907 : Commissionnaire qui tire une charrette avec un licol ou coltin. Se dit aussi pour mauvais ouvrier.

Coltineur, coltineuse

Rigaud, 1881 : Celui, celle qui s’attelle à une charrette. — Marchand des quatre-saisons. — Ouvrier qu’on emploie à de gros ouvrages.

Coltineur, euse

Fustier, 1889 : Fainéant, mauvais ouvrier.

C’est sûrement pas pour des coltineuses de votre espèce qu’on ferait des sacrifices !

(Huysmans, les Sœurs Vatard)

Coltineuse

France, 1907 : Ouvrière employée aux gros ouvrages.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique