d’Hautel, 1808 : Cet homme a un bon creux. Pour à la voix forte et sonore.
De la viande creuse. Alimens non-substantiels, tels que certains légumes.
Avoir le ventre creux. Être à jeun ; n’avoir pas pris ses repas accoutumés.
Il n’en a pas pour sa dent creuse. Se dit par ironie d’un homme fort dépensier, d’un envahisseur a qui on semble ne jamais donner assez, quelque chose que l’on fasse en sa faveur.
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Maison.
Vidocq, 1837 : s. f. — Maison.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Delvau, 1866 : s. m. Maison, logis quelconque, — dans l’argot des voyous. Les voyous anglais disent de même Ken, apocope de Kennel (trou, terrier).
Delvau, 1866 : s. m. Voix, — dans l’argot du peuple. Bon creux. Belle voix, claire, sonore. Fichu creux. Voix brisée, défaillante, qui « sent le sapin ».
Rigaud, 1881 : Maison. — Voix. — Avoir un bon creux, avoir une voix bien timbrée, sonore.
La Rue, 1894 : Maison. Voix.
France, 1907 : Logis, maison.
France, 1907 : Voix. Bon creux, voix claire et sonore. Foutu creux, voix cassée, sourde. « Ah ! Mon pauvre vieux, tu as un foutu creux, tu sens le sapin. »
