Détaché

Détaché

Fustier, 1889 : Argot de sport. Qui est en avant des autres chevaux. Tel cheval est arrivé second, mais il était complètement détaché du reste du champ, c’est-à-dire qu’à l’exception du vainqueur, tous ses rivaux étaient loin derrière lui.

France, 1907 : En argot du sport, c’est le cheval qui, quoique arrivé second, laisse tous les autres chevaux loin derrière lui ; il est, par conséquent, complètement détaché du reste.

Détacher

d’Hautel, 1808 : En détacher. Montrer beaucoup d’ardeur à l’ouvrage ; être très-habile dans un art ou profession.
Il en détache, quand il est à la besogne. Se dit d’un ouvrier fort expéditif, très-assidu.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Couper (Voyez Cosser).

Bras-de-Fer, 1829 : Couper.

Delvau, 1866 : v. a. Donner, — dans l’argot du peuple. Détacher un soufflet. Souffleter quelqu’un. Détacher un coup de pied. Donner un coup de pied.

Détacher le bouchon

anon., 1827 / Halbert, 1849 : Couper la bourse.

Delvau, 1866 : v. a. Couper la bourse ou la chaîne de montre, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Aller à la selle. — Les anciens tireurs employaient cette expression dans le sens de voler la bourse.

Virmaître, 1894 : Vider ses intestins. Allusion à la bouteille qui se vide le bouchon retiré (Argot du peuple). V. Débourrer sa pipe.

France, 1907 : Ouvrir le derrière, c’est-à-dire mettre culotte bas.

Détacher un coupon

France, 1907 : Gagner une grosse somme sur son propre cheval ; argot des courses.

Détacher un transfert, un transferrement

Rigaud, 1881 : Détacher un solide coup de pied.

Je détache un transferrement au cab avec mon rigodon à clous.

(La Petite Lune, 1879)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique