d’Hautel, 1808 : Tous les jours que Dieu fasse, on le rencontre en cet endroit. Pour, il y va tous les jours ; on l’y voit perpétuellement.
Faire quelque chose pour l’amour de Dieu. C’est-à-dire par contrainte ; de mauvaise grace ; en rechignant.
Dieu vous bénisse, Dieu vous assiste. Se dit à quelqu’un qui éternue, ou à un pauvre que l’on veut congédier.
Dieu me confonde ! Dieu me damne ! Espèces de jurement qui servent à affirmer.
Il s’en est donné Dieu sait comme. Pour, il est s’est bien diverti ; bien réjoui.
Que le bon Dieu le bénisse. Espèce d’interjection qui exprime le mécontentement que l’on éprouve de ce que quelqu’un n’a pas exécuté ce dont on l’avoit chargé.
Ce que femme veut, Dieu le veut. Manière honnête de dire que les femmes sont tellement opiniâtres, qu’il en faut passer par tout ce qu’elles veulent.
Faire un Dieu de son ventre. Aimer passionné ment la bonne chère ; mettre tous ses plaisirs à bien manger.
On dit aussi d’un homme lâdre et intéressé, qu’Il fait un dieu de son argent.
Dieu
Dieu
Dieu (il n’y a pas de bon)
Rigaud, 1881 : Mot à mot : il n’y a pas de bon Dieu qui puisse m’empêcher de faire ce que je veux faire.
Dieu (manger le bon)
Rigaud, 1881 : Communier. — Mangeur, mangeuse de bon Dieu, celui, celle qui s’approche souvent de la Sainte Table.
Dieu bat ses matelas
Delvau, 1866 : Se dit, — dans l’argot du peuple, — lorsqu’il tombe de la neige.
France, 1907 : Il tombe de la neige.
Dieu garde la lune des loups
France, 1907 : Vieux dicton que l’on adressait ironiquement aux bravaches et aux enfonceurs de portes ouvertes qui tempêtent, menacent, crient et s’en tiennent là. Allusion aux hurlements des loups et des chiens, qui, suivant l’expression, aboient à la lune.
Dieu terme
France, 1907 : Jour du paiement du terme.
Dieu Terme (le)
Delvau, 1866 : Les 8 janvier, 8 avril, 8 juillet et 8 octobre de chaque année, — dans l’argot des bohèmes.
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