Esbrouffeur

Esbrouffeur

Delvau, 1866 : s. et adj. Gascon de Paris, qui vante sa noblesse apocryphe, ses millions improbables, ses maîtresses imaginaires, pour escroquer du crédit chez les fournisseurs et de l’admiration chez les imbéciles.

Virmaître, 1894 : Qui fait des esbrouffes. Voleur à l’esbrouffe (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Celui qui est fier et fait des manières est un esbrouffeur.

France, 1907 : « Gascon de Paris qui vante sa noblesse apocryphe, ses millions improbables, ses maîtresses imaginaires, pour escroquer du crédit chez les fournisseurs et de l’admiration chez les imbéciles. » (Alfred Delvau)
Ce mot a aussi son féminin. Depuis l’envahissement par les femmes de certains emplois dont les hommes s’étaient arrogé jusque la spécialité, certaines administrations sont encombrées de petites pécores impertinentes et esbrouffeuses.

Cette pauv’ petite-là, j’en suis fâché pour elle, ma parole ! C’est bien une des moins esbrouffeuses, des plus bonnes filles du bureau.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

France, 1907 : Voleur à l’esbrouffe.

Esbrouffeur, -euse

Vidocq, 1837 : s. — Faiseur d’embarras.

Esbrouffeur, esbrouffeuse

Rigaud, 1881 : Faiseur, faiseuse d’embarras.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique