Bras-de-Fer, 1829 : Tuer.
Delvau, 1866 : v. a. Tuer. — dans l’argot des escarpes, qui d’un coup de surin, procurent immédiatement à un homme des sueurs de sang. — Faire suer un chêne. Tuer un homme.
Virmaître, 1894 : Faire suer une affaire, lui faire rendre l’impossible. Faire suer, expression employée par les cuisiniers pour faire revenir certaines viandes très légèrement dans la casserole. Dire à quelqu’un : Vous me faites suer, signifie : Vous m’embêtez (Argot du peuple).
France, 1907 : Ennuyer, importuner.
— Ainsi, leur politique extérieure, vrai ! ça fait suer depuis quelque temps.
(Émile Zola, L’Assommoir)
France, 1907 : Faire revenir légèrement de la viande dans une casserole.
France, 1907 : Tirer le plus d’argent possible d’un procès on d’une affaire.
Il introduit le plus d’incidents qu’il peut dans la même cause ; il entasse instances sur instances, il tente procès sur procès. Il ne fait pas seulement les actes nécessaires au procès, il commet tous ceux que la loi autorise directement ou indirectement. Bref, son talent consiste à faire suer (c’est le mot) à une cause tout ce qu’il est légalement possible d’en extraire en la pressurant.
(Altaroche, L’Avoué)
