France, 1907 : Feuille de papier à cigarettes. « Aboule-moi un feuillet. »
Feuillet
Feuillet
Feuilletée
France, 1907 : Courtisane. Est-ce parce qu’on la feuillette comme un livre ?
Chez une de nos plus jolies feuilletées… On examine le livre de la cuisinière et l’on s’étonne.
— Comment ! un pigeon, trois francs cinquante ?
— Oh ! Ils ne coûteront jamais à madame ce que les autres lui rapportent.
(Le Journal)
Semelle feuilletée, semelle dont les couches de cuir se désagrègent.
Parfois aussi elle n’a que des bottines suspectes, à semelles feuilletées, qui sourient à l’asphalte avec une gaieté intempestive.
(Théophile Gautier)
Feuilleton
Rigaud, 1881 : Supplément écrit à la main que quelques restaurateurs ajoutent à la liste des plats indiqués sur la carte imprimée. Ce supplément s’appelle on ne sait pourquoi : Feuilleton. (Ch. Monselet, La Cuisinière poétique.)
Feuilletonnesque
France, 1907 : Qui a rapport au roman-feuilleton.
Les romans non feuilletonnesques, les études, les récits documentaires, leur valeur littéraire mise à part, sont autrement pernicieux dans leurs effets. Que de bonnes bourgeoises ont été perdues par la lecture mal digérée de Madame Bovary ; que de jeunes gens dévoyés pour avoir trop admiré Rastignac ! Les victimes du livre sont partout : les loges de concierge ont leur contingent, les loges d’Opéra aussi.
(Edmond Lepelletier)
Argot classique, le livre • Telegram