Forte

Forte

Delvau, 1866 : s. f. Chose inouïe, incroyable. En dire de fortes. Raconter des histoires invraisemblables ; mentir. En faire de fortes. Se rendre coupable d’actions délictueuses.

Forte (elle est)

France, 1907 : Chose inouïe, peu croyable et qu’on ne croit pas.

Forte queue

France, 1907 : Adroit au billard.

M. Ravenot était encore, à soixante-trois ans passés, ce qu’on appelle une forte queue.
Dès son enfance, la passion du billard l’avait pris ; et il aimait à raconter comment, soixante ans auparavant, sa grande distraction, le dimanche, était qu’on l’emmenât, dans les cafés, voir caramboler la rouge et les blanches.

(Fernand Vandérem)

Forte téte

France, 1907 : Raisonneur, indiscipliné gouailleur. Dans les régiments, les ouvriers parisiens passent généralement pour de fortes têtes et sont traités comme tels. On les envoie à Biribi.

Il est incorporé aux compagnies de discipline comme forte tête, indiscipliné, brebis galeuse, individu intraitable, donnant le mauvais exemple. Aucun tribunal civil ou militaire ne l’a flétri, les folios de punitions de son livret matricule sont noirs, mais son casier judiciaire est blanc. Pas un malfaiteur, un irrégulier.

(Georges Darien, Biribi)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique