Fusée

Fusée

d’Hautel, 1808 : Démêler la fusée. Découvrir une entreprise, une fourberie, une intrigue ; vider une querelle ; terminer une affaire d’honneur.

Delvau, 1866 : s. f. Jet de vin qui sort de la bouche d’un homme qui en a trop bu. Lâcher une fusée. Vomir.

Rigaud, 1881 : Résultat de l’indigestion. Violente projection de la nourriture congédiée par l’estomac ; elle part au loin comme une fusée.

Fustier, 1889 : Argot des gens de Bourse. La fusée est l’enlevée en hausse d’une valeur. On entend dire couramment à la Bourse : Le Trois vient de faire une fusée de quinze sous.

Rossignol, 1901 : Vomissement. — Celui qui a trop bu lâche une fusée.

Hayard, 1907 : Déjection d’ivrogne.

France, 1907 : Vomissement. Lâcher une fuser, vomir ou évacuer abondamment et avec bruit du derrière.

Fusée (en lâcher une)

Virmaître, 1894 : Quand un ivrogne a trop bu, il soulage son estomac en lâchant une fusée. Allusion à ce que la déjection retombe en gerbe. Quand elles se suivent, on dit dans le peuple :
— Quel riche feu d’artifice, voilà le bouquet (Argot du peuple).

Fusée (lâcher une)

Larchey, 1865 : Vomir. — Mot imagé.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique