d’Hautel, 1808 : Au propre, la mâchoire inférieure du cheval ; au figuré, perruque vieille et crasseuse.
On dit aussi, et fort injurieusement, d’un homme âgé et radotteur, qui a l’esprit lourd et pesant, c’est une vieille ganache.
Larchey, 1865 : « On dit d’un homme âgé et radoteur : C’est une vieille ganache. » — d’Hautel 1808. — Du vieux mot ganache : grosse mâchoire. V. ce mot.
Le père ganache ou le père dindon, ou bien encore le compère, c’est le nom d’un emploi dans lequel le père Brunet et Lepeintre jeune ont excellé. Ce type du vieillard imbécile et crédule est une création de Térence. On lui a donné le nom de ganache, à cause des efforts que fait la mâchoire pour articuler des sons.
(Duflot)
Larchey, 1865 : Ennemi du progrès.
Il déblatérait contre les ganaches de la Chambre.
(G. Sand)
Larchey, 1865 : Fauteuil de forme basse.
Puis s’étant blottie dans une ganache, elle tendit ses jambes.
(Achard)
Delvau, 1866 : s. f. Homme qui ne sait rien faire ni rien dire ; mâchoire. Dans l’argot des gens de lettres, ce mot est synonyme de Classique, d’Académicien.
Montesquieu toujours rabâche,
Corneille est un vieux barbon ;
Voltaire est une ganache
Et Racine un polisson !
dit une épigramme du temps de la Restauration.
Père Ganache. Rôle de Cassandre, — dans l’argot des coulisses. On dit aussi Père Dindon.
France, 1907 : Fauteuil de forme basse, commode pour les vieillards.
France, 1907 : Vieil imbécile, radoteur.
Ce type du vieillard imbécile et crédule est une création de Térence. On lui a donné le nom de ganache à cause des efforts que fait la mâchoire pour articuler les sons.
(F. Duflot)
Montesquieu toujours rabâche,
Corneille est un vieux barbon,
Voltaire est une ganache
Et Racine un polisson.
(Chant des Hugolâtres)
