Gourer

Gourer

Halbert, 1849 : Tromper.

Rigaud, 1881 : Duper, filouter.

La Rue, 1894 : Tromper. Goure, friponnerie.

Hayard, 1907 : Tromper, se gourer — douter.

Gourer (se)

Rigaud, 1881 : Ne pas observer la couleur locale, commettre un anachronisme, — dans le jargon des comédiens.

Les actrices de mélodrame se gourent quand elles courent à travers la montagne avec de petits souliers de satin blanc. À Chartres, j’ai vu Abraham mettre le feu au bûcher avec un briquet de M. Fumade.

(Petit Dict. des coulisses)

Rossignol, 1901 : Se méfier, se tromper. Celui qui craint d’être suivi par un agent pour le surveiller, se goure.

Tu te goures, si tu crois que c’est Jules qui m’a dit cela.

France, 1907 : Se tromper.

C’est la raison pourquoi qu’je m’goure.

(Jean Richepin)

Gourer, gourrer

France, 1907 : Tromper, Vieux mot.

Pour gourrer les pauvres gens,
Qui leur babil veulent croire.

(Parnasse des Muses)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique