Rigaud, 1881 : Celui qui se plaint sans cesse et à propos de rien. C’est une allusion au bruit produit par les borborygmes, ces plaintes que font entendre les boyaux incommodés ou en détresse.
Boutmy, 1883 : s. m. Celui qui gourgousse. Nous avons défini ce type dans la première partie de cette Étude.
France, 1907 : Celui qui gourgousse.
Au point de vue des types et des caractères individuels, il est impossible d’établir des divisions précises. Le typographe est un être ondoyant et divers, essentiellement fantaisiste et prime-sautier. Pourtant nous distinguerons les genres suivants. C’est d’abord le gourgousseur, qui ne sait pas renfermer en lui-même ses impressions et qui les exhale à tout propos en plaintes, en récriminations, en doléances de toutes sortes. De mémoire de compositeur, personne n’a vu le gourgousseur satisfait. Son caractère morose et grondeur fait le vide autour de lui mieux que ne le ferait une machine pneumatique. Le gourgousseur est presque toujours en même temps chevrotin, c’est-à-dire facilement irascible.
(Eugène Boutmy, Les Typographes)
