Grand C

Grand C

France, 1907 : Dans l’argot de l’École navale, le « grand C » est le chiffre algébrique correspondant au numéro matricule le plus élevé de la promotion et qui sert à établir le calendrier spécial du bord.
Matériellement, le « grand C » est représenté par un mannequin, antiréglementaire dans tous les détails de sa tenue, qu’on fait passer en jugement et que, finalement, on jette par-dessus bord avec — d’aucuns disent sans — 51 sous dans sa poche.
L’explication de ces 51 sous du « grand C » consiste dans la défense qui est faite aux pauvres « bordaches » d’avoir jamais plus de cinquante sous dans leur poche.
Le jour où le « grand C » devient « un homme à la mer », a lieu aussi « l’adoration du sextant », — un vieux sextant en bois baptisé du nom d’Antoine.
Telles sont les gaietés du bord, qui n’empêcheront pas nos « fistots » de devenir plus tard de brillants et savants officiers de marine et de vaillants défenseurs de la patrie.
Voir Bordache, Fistot.

Grand calot

France, 1907 : Même sens que gros légume, gros bonnet.

… Il eût pouffé si quelque somnambule extra-lucide lui avait prédit que son brevet lui servirait, un jour, à dresser des biques au pas espagnol, à être un vulgaire metteur en scène, à chauffer le prestige d’un grand calot qui la connaissait dans les coins, comme disent les troupiers.

(René Maizeroy, Le Genêt)

Grand chef

Rigaud, 1881 : Préfet de police, — dans le jargon des agents de police.

Allons ! allons ! le grand chef a parlé ; filez et plus vite que ça !

(L’Univers du 1er juillet 1880)

Grand coësre

La Rue, 1894 : Chef de bande.

Grand condé

Vidocq, 1837 : s. m. — Préfet.

Grand court-bouillon

Delvau, 1866 : s. m. La mer. On dit aussi la Grande tasse, — où tant de gens qui n’avaient pas soif ont bu leur dernier coup.

France, 1907 : La mer.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique