Guignon

Guignon

d’Hautel, 1808 : Avoir du guignon. Pour, être malheureux, n’avoir de succès en rien.
Jouer de guignon. Jouer de malheur ; perdre tout son argent au jeu.

Delvau, 1866 : s. m. Pseudonyme moderne du vieux Fatum. Avoir du guignon. Jouer de malheur, ne réussir à rien de ce qu’on entreprend.

France, 1907 : Mauvaise chance ; de guigner. C’est, comme dit le Dr Grégoire, la tête de Turc des impuissants et des fruits secs.

Tout a l’heure j’errais tristement dans la rue,
Car je pense, parfois, que naître est un guignon,
Et, levant vers le ciel mon visage grognon,
Je t’aperçus, gargouille à la face bourrue,
Qui me tirais la langue en haut de ton pignon !

(George Bois, Cœur au vent)

Guignonant

France, 1907 : Désagréable. On dit à tort guignolant.

Guignonnant

Delvau, 1866 : adj. Désagréable. C’est guignonnant ! C’est une fatalité ! On dit aussi — à tort — guignolant.

Guignonné (être)

Delvau, 1866 : Être poursuivi par la déveine au jeu, par l’insuccès dans ce qu’on entreprend.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique