Delvau, 1864 : Grand fouteur, après lequel courent toutes les femmes, et qui court lui-meme apres toutes.
un homme aimable, un homme à femmes
si il veut être l’homme du jour
si il veut avoir toutes nos dames
Ne doit jamais avoir d’amour.
Colle.
Delvau, 1866 : s. m. Homme de galante humeur, — dans l’argot du peuple.
France, 1907 : Bellâtre ou individu qui, doué de certaines qualités extérieures ou secrètes, réussit près des femmes et se fait aimer d’elles. Le célèbre assassin Pranzini était un homme à femmes.
Jacques était ce qu’on appelle à Paris un homme à femmes, mais sans la sottise de bellâtre qui s’attache généralement à cette dénomination. Il n’avait pas la beauté niaise et efféminée des don Juans du boulevard ; il n’avait pas les grâces un peu compromettantes des beaux gars de salons ; ce n’était pas un mondain insignifiant, qui met toute sa cervelle dans son nœud de cravate. Dans sa mâle assurance d’homme recherché, jalousé, il possédait un charme infini, indiscutable, et son visage, un peu ravagé par les veilles et par les baisers, lui assurait le bénéfice de ce charme.
(Félicien Champsaur, Le Mandarin)
