Il pleut

Il pleut

Virmaître, 1894 : Quand un étranger pénètre dans un atelier de compositeurs typographes, les ouvriers crient : il pleut pour avertir. Il pleut veut dire : silence. Ce mot est en usage chez les forains ; quand un pitre allonge par trop son boniment, le patron lui dit :
— Écoute s’il pleut (silence).
Il pleut est également un terme ironique, une façon de répondre négativement à une demande :
Prête-moi cent sous.
— Il pleut. (Argot du peuple). N.

Il pleut !

Delvau, 1866 : Exclamation de l’argot des typographes, pour annoncer la présence d’un étranger dans l’atelier. — Exclamation de l’argot des francs-maçons, pour s’avertir mutuellement de l’intrusion d’un profane dans une réunion.

Delvau, 1866 : Terme de refus ironique, — dans l’argot des gamins et des ouvriers.

Boutmy, 1883 : v. unipers. Exclamation par laquelle un compositeur avertit ses camarades de l’irruption intempestive dans la galerie du prote, du patron ou d’un étranger. Dans quelques maisons, il pleut ! est remplacé par Vingt-deux. Pourquoi vingt-deux ? On n’a jamais pu le savoir.

Hayard, 1907 : Exclamation signifiant :

Attention, il y a du danger ; voici du monde !

France, 1907 : Exclamation pour annoncer la présence d’un étranger dans un atelier, ou, dans l’argot des francs-maçons, d’un profane dans le temple.

France, 1907 : Non.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique