d’Hautel, 1808 : Jamais, au grand jamais. Espèce de serment, par lequel on affirme qu’on se gardera bien désormais de faire une chose.
La semaine des trois jeudis, trois jours après jamais. Dicton populaire, qui se dit quand on ne veut point accorder quelque chose à quelqu’un.
Jamais
Jamais
Jamais couard n’eut belle amie
France, 1907 : Le dicton fort ancien s’applique autant aux lâches à la guerre qu’aux timides en amour.
Les honteux ne gagnent rien auprès des femmes, généralement moins bien disposées pour eux que pour les hardis qui leur épargnent l’embarras du refus. Ce sexe aimable est comme le paradis qui souffre violence et que les violents emportent.
(M. Quitard)
Jamais maris, toujours amants
France, 1907 : Il ne faut pas se marier si l’on veut aimer longtemps, puisque, au dire de beaucoup, le mariage est le tombeau de l’amour : car, ainsi que le disait Balzac : « Il est plus facile d’être amant que mari, pour la raison qu’il est plus difficile d’avoir de l’esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps. »
C’est ainsi que, voyant une jeune pucelle,
Damis croit qu’il serait au comble des plaisirs
S’il pouvait se lier d’une chaîne éternelle
Avec ce doux objet de ses tendres désirs ;
Mais la cage et le mariage
Ne font sentir les maux que quand on est dedans,
Pour devise, prenez cette leçon du sage :
Jamais maris, toujours amants.
(Mlle de Scudéri)
Jamais trop tard pour faire une sottise
France, 1907 : Pendant la guerre des Pays-Bas faite par Louis XIV, les magistrats, bourgeois, marchands d’Amsterdam, tous ceux enfin qui, ayant des biens à sauver, mettaient, selon l’usage, le salut du coffre bien avant celui de la patrie, s’assemblèrent et décidèrent qu’il fallait porter au roi les clefs de la ville. On passa aux votes : il en manquait un, celui d’un vieux bourgmestre qui, pendant la discussion, s’était endormi, On le réveille et on l’engage à voter immédiatement. « Quoi ? demande-t-il, — Nous avons décidé de porter les clefs au Roi de France. — Les a-t-il donc déjà demandées ? — Pas encore. — Eh bien, réplique le bonhomme, attendez au mois qu’il les demande. Il n’est jamais trop tard pour faire une sottise. »
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