France, 1907 : Laisser quelqu’un tranquille ; s’emploie surtout dans le sens de ficher la paix.
— Lâchez-nous le coude avec votre politique… Lisez les assassinats, c’est plus rigolo.
(Émile Zola, L’Assommoir)
— Alors elle s’est mise en colère et a crié devant tout le corps de ballet réuni : « Voyez-vous cette sale puce qui dit que les autres ne connaissent pas l’amour, parce qu’elle a eu un vieil orang-outang ! » Moi de lui dire : « Tu aurais bien voulu l’avoir à ma place, et même après moi, car tu es encore contente, aujourd’hui, de ramasser mes restes. » Alors, la Salvia s’en est mêlée. Elle m’a regardée avec ses grands yeux bêtes et m’a dit : « Ce n’est pas gentil, Zéozia, ce que tu dis là. » Je me monte et je lui crie : « Toi aussi, tu as mes restes ! Lâche-moi le coude ! »
(Edgar Monteil, Le Monde officiel)
