Larmes de crocodile

Larmes de crocodile

France, 1907 : Larmes feintes, comme celles d’un héritier qui pleure sur la tombe d’un vieux parent richard, ou, comme disaient les Romains d’un gendre sur celle de sa belle-mère. Cette locution vient des anciens qui croyaient que le crocodile gémissait en imitant la voix humaine, pour exciter la compassion des passants et les attirer dans les roseaux où il se cachait.

La bohème ! — elle a encore du bon ; — elle rit franchement à l’heure où les épiciers pleurent des larmes de crocodiles.

(Léon Rossignol, Lettres d’un mauvais Jeune homme à sa Nini)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique