Manicle

Manicle

d’Hautel, 1808 : Pour, manège, manigance.
Il entend la manicle. Pour, il est adroit, rusé, il comprend toutes les finesses.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Bracelet. (Manicle signifie aussi l’anneau que l’on rive au bas de la jambe des forçats, et auquel est attachée la chaîne qu’ils ne quittent qu’en sortant du bagne.)

Delvau, 1866 : s. f. Se dit de toutes les choses gênantes, embarrassantes, comme le sont en effet les manicles des prisonniers. Ce mot vient de manicæ, menottes. Les forçats, qui ne sont pas tenus de savoir le latin, donnent ce nom aux fers qu’ils trament aux pieds ; en outre, au lieu de l’employer au pluriel, comme l’exigerait l’étymologie, ils s’en servent au singulier : c’est ainsi que de la langue du bagne il est passé dans celle de l’atelier. Frère de la manicle. Filou.

La Rue, 1894 : Toute chose gênante, comme les menottes. Frère de la manicle, confrère en vol.

Manicle (frère de la)

Rigaud, 1881 : Confrère en vol.

France, 1907 : Compagnon de vol.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique