Maron

Maron

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Du sel.

Vidocq, 1837 : s. m. — Sel.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

M.D., 1844 : Être arrêté avec preuve.

Halbert, 1849 : Sel.

Maron (être)

Vidocq, 1837 : v. p. — Être pris en flagrant défit ou nanti des objets volés.

Maron mâl

M.D., 1844 : Pris en flagrand délit.

Maron, marron

France, 1907 : Pris sur le fait.

— Non, il n’est pas possible, disait l’un, pour prendre ainsi marons les voleurs, il faut qu’il s’entende avec eux.

(Mémoires de Vidocq)

La raille, maron, te servira
Pour un deuxième gerbement.

(Commandements des voleurs)

Président, gérant, commissaire,
Croupier, prêteur et secrétaire,
Ne donnez à manger qu’à ceux
Qui voudraient faire les froisseux,
Sans cris, fadez-vous la cagnotte ;
Sans vous tirer une carotte,
Soyez aminch’s comme cochons,
La disput’ vous rendrait marrons.

(Hogier-Grison)

Maronner

Ansiaume, 1821 : Manquer un coup.

J’ai maronné chez le solisseur de combres.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Pester, être vexé.

Vidocq, 1837 : v. a. — Bisquer, se fâcher.

France, 1907 : Manquer, faire fausse route. Affaire maronnée, tentative infructueuse ; on en sort maron et l’on maronne.

— Il y a du renaud à l’affaire… elle est maronnée, le dabe est revenu.

(Mémoires de Vidocq)

Maronner une affaire

Vidocq, 1837 : v. a. — Manquer un vol par maladresse.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique