Delvau, 1864 : Être crédule, s’imaginer que toutes les femmes sont vertueuses, ou que l’on peut les baiser sans les payer.
Si tu croit que je suis novice, tu t’ monte le coup.
(Lemercier de Neuville)
Delvau, 1866 : v. réfl. Se faire des illusions à propos de quelqu’un ou de quelque chose ; s’attendre à une félicité improbable ou à une fortune impossible. On dit aussi se monter le baluchon.
France, 1907 : S’illusionner, se créer des chimères.
— Instruisez les gens de fabrique et d’usine, faites-en des petits avocats, des raisonneurs, des blagueurs, qu’est-ce qu’il adviendra ? C’est qu’à force de s’monter de coup, ils se croiront les messieurs, ne voudront plus travailler, et, dans tous les cas, feront du fichu ouvrage.
(Camille Lemonnier, Happe-Chair)
Bref, on n’est pas de bois. On ne sait pas ce que l’on espère. On attend sans savoir quoi. On se monte le coup.
(Paul Hervieu)
