Moucher la chandelle

Moucher la chandelle

Delvau, 1864 : Retirer son membre du vagin de la femme, au moment de l’éjaculation, afin que le suif qui en coule ne le brûle pas, et surtout n’y dépose pas de la semence d’enfante.

Comment, disait-il,
D’un mari, ma belle,
Malgré la chandelle
Tromper l’œil subtil ?
— Mouchez, disait-elle.

(Victor Mabille)

Larchey, 1865 : S’adresser pour l’explication aux cinq vers suivants qui jouent très-finement sur le mot :

Comment, disait-il, D’un mari, ma belle, Malgré la chandelle, Tromper l’œil subtil ? — Mouchez, disait-elle.

V. Mabille.

Delvau, 1866 : v. a. Être décidé à mourir sans postérité. On dit aussi Effacer.

Rigaud, 1881 : Pour les collégiens, c’est s’inspirer du jeune Onan. Pour les hommes mariés, c’est suivre l’école matrimoniale de Malthus.

France, 1907 : S’abandonner à des pratiques solitaires ; être décidé, dit Delvau, à mourir sans postérité.

Moucher la chandelle comme le diable moucha sa mère

France, 1907 : « Un scélérat nommé Le Diable, à cause de toutes les mauvaises actions qu’il avoit faites, ayant esté condamné à la mort, pria avant l’exécution qu’il pût voir sa mère. On la fit venir, il l’embrassa, mais en mesme temps il luy prit le nez avec ses dents, et l’emporta en luy faisant reproche de sa mauvaise nourriture. Depuis, lorsqu’on a atteint une chandelle pour avoir rasé le luminon trop bas en la voulant moucher, on dit moucher la chandelle comme le diable moucha sa mère. »

(Fleury de Bellingen, Étym. des prov. franc.)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique