Musard

Musard

d’Hautel, 1808 : Celui qui ne fait que niaiser ; gobe mouches.

Delvau, 1866 : s. et adj. Flâneur, gobe-mouche, — dans l’argot du peuple. Nous avons, en vieux langage, Musardie pour Sottise.

France, 1907 : Flâneur, désœuvré, individu qui s’amuse à des riens.

Musarder

Delvau, 1866 : v. n. Flâner. On dit aussi Muser.

France, 1907 : Flâner, perdre son temps.

Musardine

Delvau, 1864 : Drôlesse qui hante les Concerts-Musard, où le miché donne plus qu’ailleurs.

On dit une musardine, comme jadis on disait une lorette.

(Albéric Second)

Larchey, 1865 : Habitué femelle des Concerts-Musards, de 1858 à 1860.

On dit une musardine, comme jadis on disait une lorette.

(A. Second)

Delvau, 1866 : s. f. Habituée des Concerts-Musard, — où n’allait pas précisément la fine fleur de l’aristocratie féminine. Le mot a été créé par Albéric Second en 1858.

France, 1907 : Habituée des bals Musard. Albéric Second mit en circulation vers 1858 ce mot qui remplaça pendant quelque temps lorette dans le langage boulevardier.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique