Delvau, 1866 : v. a. Noyer, — dans l’argot du peuple, qui parle comme écrivait Rabelais : « Zalas ! mes amis, mes frères, je naye ! » s’écrie le couard Panurge durant la tempête.
Nayer
Nayer
Nayer, neyer
France, 1907 : Noyer ; argot populaire. En Picardie et dans le Berry, on dit neyer ; en Normandie, neucher ; en wallon, néi ; en provençal, negar, du bas latin necare, tuer par immersion. Nayer n’est pas, comme on pourrait le croire, du français estropié, mais la véritable prononciation grammaticale ; on trouvre en effet dans le Grand Dictionnaire français-latin à l’usage du Dauphin par l’abbé Douet (Lyon, 1707) : noyer, prononcez nayer. C’est ainsi qu’on écrivait et prononçait du temps de Rabelais.
Se noyer dans un crachat, ne pas savoir se tirer d’affaire, être emprunté, malhabile. On dit dans le même sens et plus proprement : se noyer dans une goutte d’eau.
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