Nisco

Nisco

M.D., 1844 : Non.

France, 1907 : Non ; du vieux français nis, pas un ; en allemand, nicht.

Elle allait, il est vrai, lui faire visite presque chaque soir, lorsqu’il était de séjour à Paris, et cet auguste personnage daignait alors lui octroyer assez fréquemment la permission de passer la nuit sous son toit, l’admettre aux honneurs de sa couche ; mais, de vie commune, de collage, nisco ! pas de ça, Lisette.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

Et tu m’abandonnes pour cette Limousine, pour cette paysanne, pour ce paquet ?…
— Je t’aime toujours.
— Oui, tu aimes mon chic, ma distinction, la manière dont je porte la toilette, mais Francisquine, mais la femme ? Nisco !…

(Dubut de Laforest, Angela Bouchaud)

Nisco !

Delvau, 1866 : interj. Rien, zéro, néant, — dans l’argot des faubouriens. Ils disent aussi Nix, — pour parodier le Nicht des Allemands. Nisco braisicoto ! Pas d’argent.

Nisco, nix

Larchey, 1865 : Non. — Nisco est un diminutif du vieux mot nis : pas un. V. Roquefort. — Nix est un germanisme.

Nisco, mon Jésus.

(Festeau)

Fût-il un phénix, Nix.

(Désaugiers)

Rigaud, 1881 : Non, rien.

Toujours donner son nom et son adresse, sans quoi, nix.

(Tam-Tam, 1880)

Niscot

un détenu, 1846 : Non, nullement. Veux-tu jaspiner ? — Niscot : Veux-tu parler ? — Non.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique