Péter la sous-ventrière (s’en faire)

Péter la sous-ventrière (s’en faire)

Virmaître, 1894 : Terme ironique employé pour dire à quelqu’un qui vous fait une demande saugrenue :
— Tu t’en ferais péter la sous-ventrière.
Synonyme de : Tu n’en voudrais pas.
Avoir mangé à s’en faire péter la sous-ventrière (Argot du peuple). N.

France, 1907 : Boire et manger avec excès ; argot militaire passé dans le peuple. Un cheval qui a trop bu ou trop mangé est serré dans sa sous-ventrière à la rompre, à la faire péter.

J’ai dit un reste de dîme, et je ne m’en dédis pas, nom de dieu. Le curé troque sa bénédiction et ses chants baroques pour des poulardes, des œufs, des primeurs et de quoi s’empiffrer des mois durant à s’en faire péter la sous-ventrière. Son bedeau, ses enfants de chœur, sa gouge s’en retournent chargés comme des ânes de moulins.

(Le Père Peinard)

Cette expression s’emploie aussi ironiquement pour refus : « Tu crois que je vais te donner ma fille, tu t’en ferais péter la sous-ventrière ! » On dit également dans le même sens : « S’en faire péter le compotier. »

— Et pour porter mon sabre sous le bras, c’est midi sonné : tu t’en ferais péter le compotier !

(Georges Courteline)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique