Peine

Peine

d’Hautel, 1808 : Il a perdu son temps, aussi sa peine. Pour, il a travaillé inutilement, il a pris des soins inutiles.
Peine de vilain n’est comptée pour rien. Signifie qu’on fait peu d’attention à la peine d’un artisan, tandis qu’au contraire on exalte le plus petit travail, les moindres fatigues, ou démarches d’un homme de qualité.
Elle en vaut bien la peine. Pour dire que quel qu’un mérite les égards, le respect qu’on a pour sa personne. Se dit aussi d’une femme jolie à qui l’on fait la cour.
Ce n’est pas la peine d’en parler. Se dit finement pour exagérer un service, tout en feignant de vouloir en diminuer le prix.
À grand peine. Pour dire aisément, facilement.
Homme de peine. Nom que l’on donne communément à un portefaix, à un crocheteur, et à tout homme dont l’industrie consiste dans la force physique.

Peine (à chaque jour suffit sa)

France, 1907 : Se contenter de ses fatigues et chagrins journaliers, sans se préoccuper ou s’affliger d’avance de ceux qui pourront arriver dans la suite. Ce proverbe se trouve au chapitre VI de l’Évangile selon saint Matthieu : «  Ne soyez pas en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura soin de ce qui le regarde. À chaque jour suffit sa peine. »

Peine (en sentir à la)

France, 1907 : « Être à portée de faire une chose, en avoir la possibilité, ne pas rencontrer trop d’empêchement à la faire : « Je ferai cette chose, j’irai voir telle personne, je ferai telle chose dans un mois, si j’en sens à la peine. » S’applique à toute action, qu’elle soit avantageuse ou non, agréable on fâcheuse. La teinte mélancolique dont cette locution est empreinte semble se rapporter au sentiment des chances de la vie humaine. »

(Comte Jaubert, Glossaire du Centre)

Peine (faire de la)

France, 1907 : Expression euphémique employée dans le centre de la France pour : mettre une fille dans l’embarras, c’est-à-dire lui faire un enfant

Peine-à-rire

France, 1907 : Maussade, grognon, grincheux. On dit aussi rit-tard.

Peiner

Rigaud, 1881 : Travailler beaucoup, se donner beaucoup de mal à l’ouvrage ; avoir beaucoup de peine, beaucoup d’ennui.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique