Piano

Piano

Rossignol, 1901 : Poêle, cuisinière, ainsi nommé par les chefs de cuisine.

Piano (jouer du)

Rigaud, 1881 : Trotter d’une manière irrégulière, — dans le jargon des maquignons.

France, 1907 : Se dit d’un cheval qui a le trot désuni ; on dit aussi qu’il forge.

Piano (vendre son)

Rigaud, 1881 : « Le moindre récit pathétique, une phrase sentimentale, un mot touchant, un mouchoir sur les yeux, une larme et la croix de sa mère, tout cela se traduit par : vendre son piano. Depuis le jour où Bouffé, dans Pauvre Jacques, fit couler des ruisseaux de larmes dans une scène où il est forcé de vendre son piano, les verbes s’attendrir, pleurer, s’apitoyer, larmoyer, etc. ont été remplacés par : vendre son piano. » (J. Dullot)

Piano de Savoyard

France, 1907 : Vielle ; argot populaire.

Piano du pauvre

France, 1907 : Haricots.

L’abbé possédait en son grenier six sacs énormes de ce légumineux populaire qu’un homme d’esprit a appelé le piano du pauvre.

(Marc Anfossi)

Piano du pauvre (le)

Virmaître, 1894 : Des haricots. Allusion au bruit du lendemain (Argot du peuple).

Piano-morbus

France, 1907 : Maladie endémique instrumentale qui détruit la santé des jeunes filles et assomme les générations.

Piano-piano

France, 1907 : Doucement.

Pianomane

Rigaud, 1881 : Infortuné de l’un ou de l’autre sexe atteint de la manie du piano.

La loge Asberg était mélomane, pianomane forcenée, en la personne de sa fille chérie.

(Ch. de Boigne)

Pianopolis

France, 1907 : Paris ; argot des pianophobes.

Pianotage

Rigaud, 1881 : Action de mal jouer du piano.

Pianoter

Larchey, 1865 : Jouer médiocrement du piano.

On ne devait pas pianoter pendant la nuit.

(Balzac)

Delvau, 1866 : v. n. Toucher du piano, médiocrement ou non, — dans l’argot du peuple, ennemi de cet instrument de bourgeois.

Rigaud, 1881 : Jouer suffisamment du piano pour se faire plaisir à soi-même et agacer les autres.

France, 1907 : Jouer du piano comme la généralité des demoiselles, c’est-à-dire assommer ses voisins et même ses proches.

Les femmes qui écrivent sont dix fois moins nombreuses que les femmes qui peignent. Les femmes qui peignent sont cent fois inférieures en nombre à celles qui jouent la comédie. Les femmes qui jouent la comédie sont, aux femmes qui pianotent, comme un est à cent mille, attendu que toutes les femmes pianotent et égratignent l’ivoire.

(Émile Bergerat)

France, 1907 : Remuer les doigts de façon à indiquer à un joueur les cartes de son adversaire.

Un ser qu’est rup, servant croupier,
C’est en croupant de pianoter.

(Hogier-Grison, Pigeons et Vautours)

Pianoter, jouer du piano

Rigaud, 1881 : Filouter, — dans l’argot des voyous.

Pianoteur

Delvau, 1866 : adj. et s. Amateur qui connaît le piano pour en avoir entendu parler et qui tape dessus comme s’il était sourd — et ses voisins aussi. Au féminin Pianoteuse.


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