Pine

Pine

Delvau, 1864 : L’outil masculin, l’engin avec lequel l’humanité pine et se perpétua. On n’ose pas prononcer le mot, mais on adore la chose, et il n’est pas de rêve de jeune fille qui ne soit agréablement troublé par ce dieu qui n’a pas encore trouvé d’athée. Pine vient, soit du grec πηνη, corde, soit du latin pénis, queue, soit du français pénil.

L’autre la nommait sa pine.

(Rabelais)

En notre troupe il y avait un prêtre breton qui avait la pine si offensée.

(Moyen de parvenir)

Ton valet a mal à la pine,
Ton anus est en désarroi,
Fort aisément je m’imagine
Ce qu’il a pu faire avec toi.

(Épigrammes)

Elle me dit qu’elle était fort étonnée qu’à mon âge je ne fusse pas plus instruite que cela sur le pinage, et qus si je voulais être discrète, elle m’instruirait parfaitement.

(Anaïs)

Pour lors, un bracquemard du plus fort calibre la finit et la venge cinq ou six fois de l’insuffisante pinette qui vient de l’émoustiller.

(Les Aphrodites)

Attends que je défasse tout cela : nous verrons la pine après.

(La Popelinière)

… Piner est le mot des maçons.

(L. Protat)

Dieu…
Pour les sétons et les cautères
Il fit les pois,
Et pour les pines solitaires
Il fit les doigts,

(Parnasse satyrique)

Pineau

France, 1907 : Petit pin.

France, 1907 : Variété de raisin noir à petits grains, très estimé des viticulteurs et qui donne d’excellent vin. Il doit son nom à sa forme et à l’entassement de ses grains serrés l’un coutre l’autre qui font ressembler la grappe à une pomme de pin. Du raisin on a donné le nom au vin qu’il produit.

Un fin et succulent repas arrosé de vins de choix, entre autres d’un certain vin de pays, d’un pineau de derrière les fagots, que le patron de l’hôtel tenait en réserve pour les préférés.

(Albert Cim, Jeunes Amours)

On dit, en langue du Béarn, pinenc.

Pinède

France, 1907 : Bouquet de pins de la Provence.

Pinet

Halbert, 1849 : Denier.

France, 1907 : Liard ; c’était autrefois le denier, dans l’argot des voleurs.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique