Piston (coup de)

Piston (coup de)

France, 1907 : Démarche, sollicitation en faveur d’un protégé qui agit sur le dispensateur de l’avancement comme un piston de pompe pour lui en extraire le jet du favoritisme. Combien ne doivent leur fortune rapide qu’à des coups de piston !

Par égard pour des coups de piston, on donne de l’avancement avec autant de justice qu’il y en aurait à payer au négligent qui redoit à sa masse le décompte qui revient au soldat économe et soigneux. C’est encore pis. Le décompte n’est qu’une affaire du moment ; tandis qu’en frustrant un homme des galons qu’il a gagnés, on lui rend odieuse une carrière qu’il a commencée peut-être avec répugnance, et dont il a su vaincre les ennuis et les dégoûts.

(A. Longuet, Méditations de caserne)

De piston, on a fait pistonner.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique