France, 1907 : Sobriquet du prince Napoléon, fils du roi Jérôme. C’est à tort que beaucoup de personnes croient que ce sobriquet lui a été donné à la suite de la guerre de Crimée et ne serait qu’une corruption de Craint-plomb. Plon-plon, diminutif de Napoléon, est le petit nom qu’on lui donnait dans sa famille dès son enfance, ainsi que le prouve une lettre que l’ex-roi de Westphalie écrivait à sa fille la princesse Mathilde, le 30 avril 1834, alors que le petit prince n’avait que douze ans : « Tes cousines m’ont chargé de mille et mille choses pour toi et pour Plonplon… » C’est la princesse Mathilde qui l’aurait baptisé de ce nom dans l’intimité. Néanmoins l’hostilité populaire l’attribua au défaut de courage de celui qui, sans être soldat, eut le tort d’accepter le commandement d’une division en Crimée. On sait qu’il fut atteint des premiers symptômes du choléra au moment d’une action. La verve railleuse des Parisiens s’empara de ce fait :
Des exploits de Plon-plon, c’est à tort que l’on glose,
Au-dessus de Cambronne il devrait être mis
Car en face des ennemis
Cambronne a dit le mot, Plon-plon a fait la chose.
Pendant la guerre d’Italie, parut un quatrain de même facture.
