Larchey, 1865 : Jouer le dédain, — Allusion à une moue prononcée qui allonge les lèvres en gonflant légèrement les joues.
Je pourrais m’en targuer et faire ma poire.
(L. Pollet)
Rigaud, 1881 : Se faire prier, faire la prude, prendre des airs dédaigneux.
France, 1907 : Prendre de grands airs.
Quelque temps après, la petite disait à Zéozia d’un air mystérieux :
— Ça y est. J’ai un amoureux. Le monsieur qui m’a suivie, tu sais ?…
— Ah ! fit Zéozia.
— Nous déménageons, ma chère. Il me met dans un bel appartement. Ce que maman fait sa poire !
(Edgar Monteil, La Jambe)
M’approchant d’elle,
J’dis à la belle :
Permettez-moi de vous offrir mon bras,
Sans plus d’histoire.
Sans fair’ sa poire :
J’accept’, dit-ell’, tout ce que tu voudras.
(Chavanne)
