Ponton

Ponton

France, 1907 : Vieux, usé, affaibli ; argot des marins.

Jamais si longtemps qu’il vivra,
Si ponton qu’il devienne,
Jamais ceux qui l’ont pris sous l’bras,
Jamais le capitaine
Il n’oubliera.

(Jean Richepin, La Mer)

Pontonnier

Rigaud, 1881 : Grec habile dans l’art de faire les ponts. (Argot des joueurs).

Pontonnière

Vidocq, 1837 : s. f. — Fille publique de la Cité, qui exerce sur les ponts ; les Pontonnières sont presque toutes voleuses.

Larchey, 1865 : « Fille publique fréquentant le dessous des ponts. » — Canler.

Delvau, 1866 : s. f. Fille de mauvaises mœurs qui exerce sous les ponts.

La Rue, 1894 : Fille qui se prostitue sous, les ponts.

France, 1907 : Prostituée qui exerce son industrie sous les arches des ponts.

Les pontonnières fréquentent le dessous des ponts… Toutes ces filles sont des voleuses. Le macque, qui joue ici un rôle plus actif que le barbillon, ne quitte sa largue ni jour ni nuit.

(Mémoires de Canler)

Pontonnière, pontannière

Rigaud, 1881 : Fille publique qui affectionne le voisinage des ponts ; fille publique attardée qui prend les ponts de Paris pour des ponts de navire.

La belle va lever sur les ponts… et y fait le quart jusqu’à trois et quatre heures du matin.

(Flévy d’Urville)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique