Porter (en)

Porter (en)

Larchey, 1865 : Être trompé. — Mot à mot : porter des cornes.

Dis donc, Miroux…, de quoi donc que Mme Miroux te fait porter ?

(Gavarni)

Delvau, 1866 : Être trompe par sa femme, — dans l’argot du peuple, qui fait allusion aux cornes dont la tradition orne depuis si longtemps le front des maris malheureux. En faire porter. Tromper son mari.

Rigaud, 1881 : Être trompé par sa femme ; c’est-à-dire porter des cornes, être coiffé à la manière des maris trompés. — La femme qui trompe son mari, lui en fait porter.

France, 1907 : Être cocu ; le mot cornes est sous-entendu. En faire porter, tromper son mari ; argot populaire.

Avoir un gendre ! Ah ! c’est superbe !
Quand nous irons tous à Meudon,
L’été prochain, dîner sur l’herbe,
Ça s’ra lui qui port’ra l’melon.
Ma femm’, qu’a d’l’esprit quand a’ cause,
Craint qu’Véronique ait fait le vœu
D’y fair’ porter… même autre chose !

(Émile Carré)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique