Delvau, 1866 : s. m. Chose tardive, résolution intempestive, bonne inspiration venue après coup. Argot du peuple. Signifie aussi : Vieux vaudeville, vieille plaisanterie, etc.
Réchauffé
Réchauffé
Rechauffé (c’est du)
Virmaître, 1894 : Quand un individu fait un discours émaillé de lieux communs, ou raconte une histoire à dormir debout, c’est du réchauffé. Allusion aux mets réchauffés qui ne valent plus rien. On dit également :
— Lâche-nous avec tes boniments ; c’est de la vingtième resucée (Argot du peuple).
Réchauffées
France, 1907 : On appelle ainsi encore en certaines provinces les secondes noces, qui, sous l’impulsion de l’Église, étaient toutes en ridicule pendant tout le moyen âge et même plus tard. On donnait un charivari aux veufs ou veuves qui se remariaient. Les Pères de l’Église les considéraient comme des sortes d’adultère, et en cela ils ne faisaient que suivre la tradition romaine. On trouve en effet, chez les auteurs païens, nombre d’épigrammes contre les noces réchauffées.
Réchauffer
Vidocq, 1837 : v. a. — Ennuyer.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Larchey, 1865 : Ennuyer (Vidocq). — On trouve une analogie dans l’acception de bassinoire. — C’est du réchauffé : Cela ne vaut plus rien.
Delvau, 1866 : v. a. Ennuyer, — dans l’argot des voleurs.
Réchauffer (se)
M.D., 1844 : S’apercevoir.
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