Requin

Requin

Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 / La Rue, 1894 : Douanier.

France, 1907 : Flibustier, fripon, usurier, huissier.

Et de deux : tu connais les marchands de ferraille de la rue de Lappe, les bandes noires qui opèrent à l’Hôtel des Ventes… tous des requins à l’affût d’un coup à faire !
Que sont-ils ?
Auvergnats !
Et fouchtra, je t’assure qu’un juif ne les roulera pas.
Tu vois donc qu’il n’est pas nécessaire d’être né à Bethléem pour savoir voler son monde.

(Le Père Peinard)

France, 1907 : Professeur civil du Borda, ainsi nommé à cause du galon à dents de scie de la casquette d’uniforme et des manches.

Requin de terre

Delvau, 1866 : s. m. Huissier, — dans l’argot des faubouriens, qui ont voulu faire allusion à la voracité de ce fonctionnaire, pour qui tout est bon, meubles et bijoux, le portrait de votre première maîtresse aussi bien que le berceau de votre dernier né. On l’appelle aussi Macaron.

La Rue, 1894 : Huissier.

Virmaître, 1894 : Huissier. Voilà un nom qui n’est pas volé. En effet, comme le requin dont on trouva dans le ventre une paire de bottes, une armoire à glace et un poêle de faïence, l’huissier dévore tout (Argot du peuple). N.

Requinquage

Fustier, 1889 : Mise, accoutrement ridicule.

Elle ne songeait pas le moins du monde à lui reprocher son requinquage qui n’avait rien à voir avec la dernière mode.

(Barot : Le fort de la halle.)

France, 1907 : Rétablissement, rénovation, remise à neuf.

Requinquer

d’Hautel, 1808 : Se requinquer ; avoir l’air requinqué. Au propre, se reniper, sortir de la misère où l’on étoit tombé ; au figuré, se panader, prendre un air pimpant et hautain, faire le fat.

La Rue, 1894 : Apercevoir.

France, 1907 : Refaire, remettre d’aplomb, donner de l’apparence.

Alors le grand-père, qui travaillait encore malgré ses quatre-vingts ans, le menait faire de belles promenades à l’air pur et au soleil et lui gagnait de quoi acheter par-ci par-là des remèdes qui le requinquaient pour quelques semaines.

(Jean Richepin)

Se requinquer, s’habiller à neuf.

France, 1907 : Regarder.

Requinquer (se)

Delvau, 1866 : v. réfl. S’habiller à neuf, ou seulement s’endimancher, dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Renouveler sa toilette.

Eh bien, ma bonne petite, croyez-vous qu’une femme puisse se requinquer ici ?

(Champfleury, La Mascarade de la vie parisienne)

La Rue, 1894 : S’habiller à neuf. Revenir à la santé.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique