d’Hautel, 1808 : Se retirer à la Mazarine. Pour dire fuir avec précipitation ; se sauver à la hâte, par allusion à la fuite précipitée de Mazarin, lors des troubles de la minorité de Louis XIV.
Retirer
Retirer
Retirer (se)
Delvau, 1864 : Sortir du con de la femme qu’on baise quand on craint d’être surpris, ou de lui faire un enfant ; — ou lorsque l’on a fini de baiser, ce qui n’est plus surprenant.
Thémire. feignant le contraire,
Disait toujours : Ménage-moi ;
J’ai peur de rencontrer… ma mère…
Ah ! cher Colin, retire-toi…
(G. Garnier)
Ah ! tu te retires !… Pourquoi ne l’as-tu pas laissée dans moi ! je ne l’aurais pas mangée, va !
(Henry Monnier)
Voulez-vous un ami prudent
Qui ménage vos craintes ;
Vite, ouvrez-moi vos… sentiments.
Je sais me retirer à temps.
(Chanson anonyme moderne)
Retirer dans un fromage (se)
France, 1907 : Vivre tranquillement et confortablement, après une vie agitée ou misérable. Allusion au rat de la fable.
Retirer la table au moment du dessert
Rossignol, 1901 : « Comment faites-vous, voisine, pour ne pas avoir d’enfant. — C’est bien simple : mon homme n’est pas gourmand, il se retire de table au moment du dessert. »
Retirer le pain de la bouche
Delvau, 1866 : v. a. Ruiner quelqu’un, lui enlever son emploi, les moyens de gagner sa vie. Argot du peuple.
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