d’Hautel, 1808 : Il a été bien rincé. Pour dire, bien mouillé ; il a reçu toute la pluie.
On se sert aussi de cette locution pour dire que quelqu’un a été vivement réprimandé ; qu’il a reçu quelque mauvais traitement.
Ansiaume, 1821 : Faire des dupes.
Je suis rincé, on a déplanqué ma camelotte.
anon., 1827 : Voler.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Voler. Rincer la cambriole, voler tout ce qui se trouve dans une chambre.
Bras-de-Fer, 1829 : Dévaliser, voler.
Vidocq, 1837 : v. a. — Voler.
Halbert, 1849 : Voler.
Larchey, 1865 : Battre.
Un général, fût-il un prince, Fond sur l’ennemi et vous le rince.
(Favart, — 1750)
Tu m’as rincé, et personne ne peut se vanter de me mettre le pied sur la tête.
(E. Sue)
Larchey, 1865 : Dévaliser.
Des malfaiteurs crurent pouvoir rincer la caisse du juif.
(Balzac)
Delvau, 1866 : v. a. Battre, donner des coups. Signifie aussi Gagner quelqu’un au jeu.
Delvau, 1866 : v. a. Dévaliser, nettoyer, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Dépouiller ; voler.
La Rue, 1894 : Battre. Dépouiller, voler. Ruiner.
Rossignol, 1901 : Payer à boire. —
Nous avons soif, tu devrais bien nous rincer.
France, 1907 : Battre.
Nos officiers dans la bataille
Sont pêle-mêle avec nous tous :
Il n’en est point qui ne nous vaille,
Et les premiers ils sont aux coups.
Un général, fût-il un prince,
Des grenadiers se met au rang.
Et r’li, et r’lan,
Fond sur l’s enn’mis et vous les rince,
Relan tamplan, tambour battant.
(Favart)
France, 1907 : Dépouiller, piller. Rincer la cambriole, dévaliser une chambre, un appartement.
— Un immeuble à rincer sur le chemin de Chatou. Maison de maître dans le chic des chics, vaisselle plate dans les armoires, valeur de toute espèce dans les tiroirs des meubles. Sans compter les glaces, les pendules, les tableaux et les bibelots, qu’il n’y a qu’à se baisser pour en prendre.
(Paul Mahalin, Les Monstres de Paris)
