Fustier, 1889 : Regarder complaisamment quelque chose ou quelqu’un.
Depuis notre arrivée, vous n’avez cessé de vous rincer l’œil de toutes ces créatures éhontées…
(Chavette)
France, 1907 : Jouir d’un spectacle agréable, se complaire à la vue suggestive d’une jolie femme, de ses charmes.
— Ah ! çà, est-ce que tu vas recommencer, et vous deux, est-ce que vous n’allez pas bientôt me ficher la paix ? De quoi vous mêlez-vous ? Il m’a regardée, tu dis ; eh bien ! et après ? Est-ce que je ne vaux pas la peine qu’on me reluque ? Je suis assez bien tournée pour ça. Si Jean me trouve jolie, ça prouve qu’il a du goût. Il s’est rincé l’œil, il a bien fait. À sa place, j’en aurais fait bien plus.
(Ivan Bouvier)
Adonc tout était duc, marquis ou prince,
Et, selon le trope exquis du Boireau,
C’était le high-life où son œil se rince,
Quand la République y pousse un poireau.
