Ronchon

Ronchon

Rigaud, 1881 : Grogneur.

France, 1907 : Grognon.

Ronchonner

Delvau, 1866 : v. n. Être grognon, maussade ; bougonner, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Grogner ; murmurer.

Boutmy, 1883 : v. intr. Murmurer, grommeler ; synonyme de gourgousser et de renauder.

Virmaître, 1894 : Père ronchon qui trouve à redire à tout. Le colonel Ronchonot est célèbre depuis quelques années (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Individu qui trouve à redire à tout.

Hayard, 1907 : Marronner.

France, 1907 : Grogner.

C’est encore un homme, au bout du compte, ce vieux maboul que j’entends ronchonner en s’en allant.

(Georges Darien, Biribi)

Y pensaient p’t-êtr’ ben tous deux la mêm’chose,
Mais souvent l’effet différant d’la cause,
Si Pierre était gai, Jeanne s’étonnait ;
Si Jeanne riait, Pierre ronchonnait,
Y pensaient p’t’êtr’ ben tous deux la mêm’ chose.

(Irène Bizard)

Ronchonneur

Boutmy, 1883 : s. m. Celui qui ronchonne.

Rossignol, 1901 : Celui qui ronchonne.

France, 1907 : Grognon, grondeur.

Jamais content, ce vieux ronchonneur ne se déridait que devant les appas de cette grosse maritorne, qui, sachant son pouvoir, obtenait de son maître tout ce qu’elle désirait.

(Les Propos du Commandeur)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique