Rossaille

Rossaille

Rigaud, 1881 : Rosse, mauvais cheval, — dans le jargon des maquignons.

France, 1907 : Rosse, drôlesse.

— Dieu merci ! on ne peut pas me reprocher d’avoir des idées étroites, et je comprends très bien que mon fils ne veuille pas faire ce que je fais… Moi-même, je n’ai jamais voulu prendre le métier de mon père… Il était dans les huiles, je suis dans les tissus, ça ne se ressemble pas. J’admets très bien qu’on puisse avoir des goûts spéciaux, des aptitudes, en un mot, une vocation. Mais c’est lui-même qui a demandé à être avocat ; alors, qu’il nous laisse tranquilles. Non, vois-tu, je vais te dire ce qu’il y a au fond de tout cela : il y a encore quelque drôlesse, quelque rossaille…

(Maurice Donnay)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique