Ruf

Ruf

France, 1907 : Feu ; argot des voleurs, de l’argot italien ruffio ; en argot breton, rufan.

France, 1907 : Geôlier ; argot des voleurs. Est-ce l’abréviation de rufian, ou le mot anglais rough, rude, grossier, qui se prononce reuf, passé dans la langue des voleurs ?
Voir Rufe.

Rufe, ruffe

France, 1907 : Bourru, hargneux, désagréable. Ce mot se retrouve dans l’anglais rough (prononcez reuf), rude, grossier, et a quelque analogie avec l’italien ruvido, même sens. On dit, en parlant d’un vin âpre, qu’il est rufe. Patois du Centre.

Rufer

France, 1907 : S’agiter, se remuer ; du vieux français rufer, brûler.

Ruffant

France, 1907 : Chaud ; du latin ruffare, roussi. Abbaye ruffante, four à chaud.

Ruffian

Delvau, 1864 : Accouplement de Ruffi et d’Anus. Mot qui s’est introduit en France au XIIe siècle, et n’a été en vogue qu’à la fin du XVe, quand l’italianisme déborda dans l’idiome gaulois. Ce mot avait alors différentes significations, telles que : lénon, proxénète, débauché, habitué de mauvais lieu, etc. Aujourd’hui, il signifie tout bonnement maquereau.

Elle introduit dans ma maison,
Son rufien, qui sait fort bien
Faire son profit de mon bien.

(J. Grévin)

On l’accusait d’avoir fait quelquefois le ruffian à son maître.

(Tallemant des Réaux)

Je suis ruffian, et m’en vante.

(A. Glatigny)

France, 1907 : Ce mot, qui a perdu son ancienne signification, s’appliquait à l’amant d’une veuve ou d’une femme mariée : « Le ruffian de Madame la marquise. » Il est encore employé dans ce sens en Bourgogne, conformément à son origine italienne : ruffiano, maquereau, souteneur. Dans le peuple des villes et des campagnes, l’amant d’une femme mariée est appelé maquereau.

Ruffieu

d’Hautel, 1808 : Un vieux ruffieu. Terme de mépris. Homme dépravé, adonné au libertinage, et que l’âge n’a pu rendre à des mœurs et à des plaisirs honnêtes.

Ruffle

France, 1907 : Vent d’orage. Vieux mot.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique